Dernières nouvelles de la Municipalité

Mercredi 14 décembre, les municipales Laurence Muller Achtari et Nadège Longchamp ont accordé un entretien à trois membres du comité de l’AEM, schéma de rencontre désormais bien rodé et toujours très apprécié. En voici quelques points à retenir :

Zone 30 km/h sur la route des Martines

Les travaux débuteront au mois de mars, sauf mauvaise météo, et dureront probablement 4 à 5 semaines. Le gendarme couché situé sur la route des Martines juste avant le croisement avec la route de Sauvabelin en descendant, sera légèrement abaissé.

L’aménagement d’un gendarme couché sur la route de Sauvabelin est envisagé.

Les arbres ont été plantés dans la partie haute de la route des Martines. L’AEM demande à connaître le nom des essences plantées.

L’AEM souhaite fêter la fin des travaux de la zone 30 km/h ce printemps. Informations suivront.

Chantier stoppé au numéro 85 de la route des Martines

Nous avons déjà relayé toutes les informations disponibles concernant ce chantier. Voici les toutes dernières :

Le planning de reprise des travaux devrait être connu bientôt et sera communiqué par la Municipalité via le site internet de la commune.

Les propositions des promoteurs concernant la protection du vivant et les compensations pour les arbres abattus, dès la reprise du chantier et pour toute sa durée, viennent d’être reçues. Elles doivent être validées par le Service de l’environnement du Mont et par Pro Natura.

L’arrêt complet de ce chantier et les échos qui en ont été donnés dans la presse envoient aux promoteurs de tous les plans de quartier du Mont un message clair : la commune ne plaisante pas avec la protection du vivant. Ce paramètre entre dans les conditions d’obtention d’un permis de construire, avec autant de poids que les autres. La vigilance des citoyens, qui ont fortement réagi aux abattages de Martines 85, est précieuse.

Quartier de la Valleyre

L’arrêt de la cour constitutionnelle de Lausanne, qui a affirmé la validité de l’initiative Sauvons le vallon de la Valleyre, le poumon vert du Mont, n’a pas d’effet suspensif sur les travaux d’équipements collectifs du terrain, autorisés par le canton en 2019. Le canton pourrait toutefois prononcer cet effet suspensif, mais ce n’est pas le cas pour l’instant. Il n’est pas non plus question, pour l’instant, de dézonage. Ce quartier est prévu pour 300 habitants, en coefficient 0,4 actuellement.

Quartier de la Clochatte

Le préavis pour les aménagements routiers induits par le prolongement de la ligne 18 devrait passer au Conseil Communal de mai-juin. Les premiers habitants dans le secteur sud devraient arriver en été 2024. En plus des logements, le quartier abritera sun tea-room et l’UAPE. La 2e partie du quartier serait prête pour 2025-2026. En tout, on attend 600 nouveaux habitants dans ces appartement dont 5 % auront des loyers modérés.

Le terminus du bus 18 devrait être prêt au moment de l’arrivée des nouveaux habitants dans la partie sud. Une séance d’information publique pour les travaux sur la route de la Clochatte est prévue.

Le voûtage de la Valleyre sous la route et sa mise à l’air libre ainsi que sa renaturation dans le quartier de la Clochatte doivent encore être faits.

La petite déchèterie va disparaître. Mais il y aura des moloks et le ramassage des déchets devrait être plus fréquent.

Agrandissement du collège des Martines

Le projet est passé au Conseil Communal. Les dates de début et de fin du chantier seront communiquées dès que possible. L’agrandissement du collège a pour but de donner aux enfants des nouveaux quartiers (Clochatte, Valleyre, Montenailles) l’accès à une école de proximité et, par là, de favoriser l’abandon des transports par voiture individuelle au profit de la mobilité douce.

En outre, la commune souhaite prendre en compte les besoins des bassins de population excentrés (centralité secondaire) en matière de locaux de réunion. Elle souhaite donc permettre aux associations d’utiliser les espaces des écoles pour des activités en dehors des heures scolaires, comme c’est le cas pour les salles de gym.

L’AEM a ainsi pu investir le hall d’entrée du collège des Martines pour l’événement Tea Party & contes. Tout s’est bien déroulé mais il faudrait encore prévoir de donner accès à la cuisine en fonction du type d’événement programmé.

Places de parking et vitesse au chemin de la Valleyre : une riveraine nous alerte

Constat : depuis que l’autorisation de se garer a été supprimée sur le chemin de la Valleyre, les automobilistes roulent trop vite alors qu’il s’agit d’une zone 30. A l’étude : des places de stationnement comme sur le chemin du Saux, avec bacs à fleurs en alternance des deux côtés de la route.

Itinéraires cyclistes : demandes de l’AEM

Serait-il possible d’aménager une rampe le long des escaliers de Champ-Meunier situés juste en dessous de la route cantonale, près de l’arrêt du bus 8 et du parking couvert pour vélos ? Les escaliers empêchent les cyclistes de traverser le quartier en venant de Rionzi et les obligent à faire un détour par le chemin des Pâquis.

La descente de la Côte-à-Deux Sous, en sens unique, pourrait-elle être autorisée pour les cyclistes qui, ainsi, n’auraient pas besoin d’emprunter la route cantonale pour se rendre au parking à vélos couvert près de l’arrêt du bus ou à la COOP ?

Eclairage

Pourquoi, lors de la Nuit des Perséides, l’éclairage du quartier des Morettes n’a-t-il pas été éteint ? Explication : l’éclairage de ce quartier est lié à celui de la route de Lausanne. A l’heure actuelle, la commune travaille pour que les nouveaux quartiers soient plus autonomes, dissociés des routes, et que leur éclairage puisse être modulé de manière fine et indépendante.

Un plan lumière, avec la ville de Lausanne et d’autres communes, va démarrer en 2023.

A l’étude aussi, la télégestion des nouveaux lampadaires. Visée : cohérence, uniformité dans les différents espaces, réduction de la pollution lumineuse.

Boîte à livres

L’installation d’une boîte à livres serait bienvenue dans le quartier. La commune attend un projet précis de la part de l’AEM : emplacement, type de « boîte à livres », etc.

Inventaire des arbres remarquables du quartier

Un tel inventaire n’existe pas mais il va devenir obligatoire pour les communes. Délai inconnu pour l’heure.

Haies de thuyas et de laurelles

L’AEM observe avec tristesse que de vieilles haies de thuyas ou laurelles sont certes arrachées mais souvent remplacées par de nouveaux thuyas ou des essences non indigènes. La commune, pour l’instant, n’interdit pas leur plantation mais sensibilise les propriétaires, à chaque occasion, sur l’impact négatif de telles haies sur la biodiversité.

Vous vous posez des questions ? Vous avez de bonnes idées pour animer le quartier, améliorer la qualité de vie des personnes qui y vivent ? N’hésitez pas à nous interpeler via contact@enmartines.ch

24/27

Le chantier stoppé par la commune du Mont au 85 de la route des Martines fait l’objet d’un article dans l’édition du 2 décembre de 24 Heures. On y apprend que Pro Natura, le seul opposant au chantier, avait accepté de lever son opposition après une négociation portant sur « la préservation de certaines essences et la compensation d’autres ». Résultat ? Non respect des termes de la négociation. 24 arbres abattus sur les 27 que contenait la parcelle, selon l’article ci-dessous.

Oiseaux de nos jardins

Vous avez participé au recensement des oiseaux des jardins organisé par Birdlife du 5 au 9 mai dernier ? Le résultat de cette action faisant appel au public vous intéresse ? Rendez-vous à cette adresse : https://birdlife.ch/fr/content/action-oiseaux-de-nos-jardins-136242-oiseaux-de-jardin-ont-ete-denombres

Ce recensement, fait par des non spécialistes, vaut ce qu’il vaut. Mais il en ressort tout de même, depuis les comptages effectués en 2014, que la population des oiseaux de nos jardins diminue. Vous souhaitez améliorer la situation ? Rendez-vous sur le site de la Charte des jardins : https://www.energie-environnement.ch/maison/jardin/charte-des-jardins

Vous y trouverez de nombreuses pistes pour favoriser les oiseaux en particulier et la biodiversité en général dans votre jardin ou sur votre balcon. Et si ce n’est déjà fait, vous pouvez adhérer à la Charte des jardins pour concrétiser votre engagement en faveur de la biodiversité.

Quels oiseaux fréquentent votre jardin ?

Il fera beau, aujourd’hui et demain. C’est le moment de participer au recensement des oiseaux des jardins qu’organise Birdlife jusqu’à dimanche 9 mai au soir https://www.birdlife.ch/fr/content/oiseaux-de-nos-jardins

Quel est le but ? Suivre les populations d’oiseaux : qui sont-ils ? Y en a-t-il davantage ? Moins ?

De quoi avez-vous besoin pour participer au recensement ? De 60 minutes, de vos yeux et de vos oreilles, d’un papier et d’un crayon, d’un siège, de jumelles éventuellement. Une fois rentré chez vous, de votre ordinateur (ou de votre tablette) sur lequel vous enregistrerez vos observations que vous enverrez ensuite à Birdlife. Tout est expliqué à l’adresse indiquée ci-dessus.

Vous n’avez pas de jardin ? Observez depuis votre balcon ou depuis un banc dans un espace vert que vous aimez fréquenter.

L’an dernier, 7072 personnes ont participé au recensement des oiseaux des jardins. Soyons plus nombreux encore cette année ! L’avifaune a besoin de notre attention, elle qui nous régale de ses chants et nous ravit de ses va-et-vient empressés à la période de la nidification.

Réinventons nos jardins ! Une conférence inspirante.

La conférence Réinventons nos jardins !, organisée conjointement par le groupe Biodiversité de Mont Solidaire et l’association de quartier En Martines (AEM), a eu lieu le 8 octobre dernier. Elle a réuni 91 personnes à la Grande Salle, parmi lesquelles on comptait deux municipaux et quelques conseillers communaux.

Parmi ces 91 personnes, 12 ont rempli le questionnaire mis à disposition pour noter leurs centres d’intérêt. Ainsi, le groupe Biodiversité et l’AEM pourront accompagner les actions mises en œuvre par ces propriétaires, en les faisant bénéficier de leur réseau et de leurs conseils.

Les conférenciers, Emilie Staub de l’Alliance vaudoise pour la nature (AVPN), Michel Baudraz, directeur de l’association La Grande Cariçaie, et Yves Comte, bénéficiaire des actions de l’AVPN dans la plaine de l’Orbe, ont été écoutés avec beaucoup d’attention par le public. Leur présentation était très concrète, donnant des conseils pratiques que chacun peut appliquer dans son jardin.

Un réseau de jardins : la disparition des espèces, végétales ou animales, est intimement liée à la disparition des milieux qui sont indispensables à leur éclosion, leur développement, leur protection. Un jardin isolé où prospère la biodiversité ne suffit pas. Il faut créer un réseau de jardins qui permettra aux espèces de se déplacer et de trouver une nourriture variée et abondante, des refuges en suffisance.

Des clôtures avec passage : le fractionnement du paysage met en danger les espèces. Il convient de toujours laisser un passage dans les clôtures (un espace de 20 cm au bas de la clôture suffit) afin que les animaux qui ne volent pas puissent se déplacer d’un jardin à l’autre.

Un éclairage parcimonieux : la tentation peut être grande d’installer un éclairage pour mettre en valeur son jardin. Attention ! La lumière dérange la faune nocturne ! Il convient de prévoir un éclairage parcimonieux, limité au strict nécessaire pour la sécurité des déplacements des humains et de bannir les UV et la lumière bleue.

Des petits biotopes gratuits : dans un jardin, de petits biotopes peuvent être très facilement aménagés. Ils ne coûtent guère plus que l’effort de leur mise en place et peut-être celui d’oublier le dogme du propre-en-ordre : des tas de branches, de bois, de pierres, de tuiles ou de briques, des feuilles mortes entassées seront autant d’abris précieux pour les insectes et la petite faune, tout au long de l’année. Un peu de désordre ne fait pas de mal et constitue une aide importante pour plus de biodiversité dans les zones urbaines.

Des aménagements d’un coût raisonnable : poser des nichoirs et des hôtels à insectes, créer de petits plans d’eau (sans poissons ni éclairage !), semer des prairies ou pelouses fleuries, planter des arbustes fruitiers ou non. Pour tout ceci, il faut prévoir un budget. Il faut aussi posséder un certain savoir-faire ou faire appel à des professionnels. Le groupe Biodiversité peut fournir conseils et bonnes adresses. Les voisins, amis et connaissances peuvent donner un coup de main… à charge de revanche. Aucune raison d’hésiter à passer à l’action !

Des haies pauvres en biodiversité : les haies de thuyas et de laurelles ont le grand défaut d’être pauvres en biodiversité. De plus, les laurelles sont une espèce invasive qui s’échappe des jardins et colonise des espaces en pleine nature.  Idéalement, il faudrait arracher les haies existantes, ce qui peut impliquer un budget conséquent en fonction de l’ampleur de la haie. Ce qu’il faudrait surtout, c’est interdire, par un règlement communal, la plantation de ces essences lors de toute nouvelle construction ou lors de rénovations.

Des haies vivantes : les haies composées d’arbustes indigènes présentent de nombreux avantages : elles offrent abri et nourriture à la faune, ont une floraison étalée, régalent les sens par la variété de leurs formes, de leurs couleurs et de leurs parfums, sont robustes et résistent aux maladies, ne demandent pas une fastidieuse taille au cordeau. Les plantons de ces essences sont peu coûteux.  

Des toitures végétalisées : de telles toitures présentent un grand intérêt pour la biodiversité, sans parler de leur fonction d’absorption des eaux pluviales et d’isolation thermique. Pour leur aménagement, l’intervention de professionnels est indispensable. La ville de Lausanne édite une brochure très utile sur le sujet.

La biodiversité dans notre commune : après le temps dévolu aux questions du public, le conseiller municipal en charge des espaces verts et déchets, Monsieur Michel Amaudruz, a pris la parole pourprésenter Madame Isabelle Bovey, engagée au Mont à 60 % depuis le 1er septembre 2020 en tant que déléguée à l’environnement. Membre de la Commission biodiversité et climat, Madame Bovey sera l’un des interlocuteurs du groupe Biodivesité de Mont solidaire. Monsieur Amaudruz a également rappelé les mesures déjà prises par la commune. Ces mesures, cependant, s’appliquent aux surfaces agricoles et forestières ainsi qu’aux espaces publics urbains. Les jardins privés ne sont pas concernés. (voir à ce sujet, l’article qu’il a signé dans Aux 4 coins du Mont, n° 192, p. 5.

Le groupe Biodiversité et l’AEM reprendront donc le dialogue avec les autorités montaines pour tenter d’obtenir leur soutien dans le domaine privé, se faisant les porte-parole des propriétaires décidés à s’impliquer pour la biodiversité. Les conférenciers ont cité quelques actions possibles de la part des communes :

  • interdiction des essences figurant sur la liste noire, lors de nouvelles constructions ou de rénovations ;
  • information des propriétaires et des habitants ;
  • adhésion communale à la Charte des Jardins ;
  • utilisation du fonds pour l’efficacité énergétique et le développement durable (dont l’un des objectifs est l’encouragement à des actions de protection de l’environnement et de développement durable, également hors périmètre énergétique) pour soutenir des projets nature (sur le modèle, par exemple, de ce que fait la commune de Prilly)

La biodiversité aura les meilleures chances d’être garantie si elle est soignée par de nombreuses mains, privées et publiques. Elle est une affaire collective dont nous devons être aussi nombreux que possible à nous occuper. Agissons ensemble, donnons l’exemple, entraînons avec nous voisins et amis ! Montrons à nos autorités, par nos votes, que la biodiversité est un enjeu dont nous voulons qu’elles tiennent compte sur tout le territoire communal, privé comme public.

Un coup de pouce financier : le groupe Biodiversité a reçu avec une immense gratitude un don anonyme de CHF 2’500.- qui sera, selon le vœu du donateur, réparti à hauteur de CHF 500.- entre les cinq premiers propriétaires qui annonceront leur décision d’arracher leur haie de thuyas ou de laurelles. Un geste très généreux qui en inspirera peut-être d’autres ?

De la documentation et des liens utiles : les conférenciers avaient mis à disposition une documentation variée dont le public a grandement profité. Par ailleurs, ils ont indiqué des liens vers des sites utiles et inspirants.