Lutte contre le réchauffement climatique et respect de l’environnement : les subventions communales nous encouragent à agir.

Depuis 2014, notre commune peut s’enorgueillir d’avoir obtenu le label Cité de l’énergie. Ce label témoigne de son engagement en faveur de l’utilisation efficace de l’énergie, de la protection du climat, des énergies renouvelables et d’une mobilité respectueuse de l’environnement.

Nous, les Montain.e.s, nous sommes invité.e.s à suivre l’exemple de nos autorités. Pour nous y encourager, la commune propose des subventions. Depuis les panneaux solaires, photovoltaïques ou thermiques, jusqu’aux vélos (électriques ou non), batteries de vélo, installations de récupération des eaux de pluie, en passant par les pompes à chaleur, les chaudières à bois, les tondeuses, taille-haies, souffleuses et débroussailleuses électriques etc., la liste est longue. Elle a été étoffée cette année encore et le montant des subventions souvent revu à la hausse.

N’hésitez donc pas ! Rendez-vous sur le site de la commune https://www.lemontsurlausanne.ch/vivre-au-mont/actualites/details-des-actualites/subventions-energie, fouillez un peu, examinez les conditions requises, ne vous laissez pas décourager par les formulaires à remplir et les justificatifs à fournir. Le jeu en vaut la chandelle !

Le (futur) nouveau visage de la route des Martines, depuis le Petit-Mont jusqu’au carrefour Saux/Verger.

Le haut de la route des Martines fera l’objet de travaux qui transformeront radicalement son visage. Ainsi en a décidé le Conseil Communal, dans sa séance du 2 novembre dernier, en acceptant le préavis de la Municipalité du 14 septembre 2020.

Hors de notre vue, le réseau des collecteurs d’eaux claires et d’eaux usées sera mis en conformité, pour un montant de CHF 285’000.-, dans la continuité des travaux en cours au chemin des Cerisiers et à la rue du Village.

En surface, les travaux et aménagements prévus devraient rendre très agréable la fréquentation de ce tronçon, notamment pour les piétons et les cyclistes. Une belle amélioration pour notre quartier !

Le projet en bref :

La chaussée, actuellement en piteux état, sera entièrement refaite.

Les trottoirs, eux aussi passablement dégradés par endroits, seront élargis de 50 cm, atteignant une largeur totale de 2 m. Plus besoin de se frotter aux haies pour cheminer à deux, de descendre du trottoir pour croiser une personne avec une poussette.

Trois seuils modérateurs de trafic ainsi que le rétrécissement de la chaussée consécutif à l’élargissement des trottoirs devraient réduire la vitesse des automobilistes, pour le plus grand bonheur des cyclistes et des piétons.

Des arbres seront plantés le long de la rue, en alternance de chaque côté. Quel plaisir de circuler à l’ombre en été, d’entendre des oiseaux, d’admirer les couleurs des feuilles en automne ! Une rue où il fera bon s’attarder pour un brin de causette, loin des îlots de chaleur.

L’éclairage vétuste sera remplacé par des candélabres LED de 32 W de dernière génération. Même de nuit, la fréquentation de cette rue deviendra confortable et agréable.

Bien sûr, tout ceci a un coût : CHF 750’000.- Mais ces travaux ne sont pas somptuaires. Notre quartier en sera embelli. Le parcourir, s’y attarder, s’y rencontrer sera un réel plaisir.

A noter que ce projet est en parfaite conformité avec la création de la future zone 30 au Petit-Mont. C’est la raison pour laquelle -car certains s’en étonnent peut-être- il n’est pas prévu de piste cyclable sur ce tronçon. En zone 30, tous les usagers de la chaussée se sentent à l’aise sans qu’il soit nécessaire de délimiter des couloirs spéciaux pour les deux roues.

Pour en savoir plus (PV du Conseil communal du 2 novembre 2020 et préavis du 14 septembre 2020).

Bonne nouvelle : feu vert pour la sécurisation du carrefour Martines/Verger/Saux/Sauvabelin

Lors de sa séance du 2 novembre dernier, le Conseil Communal a accepté le préavis de la Municipalité du 14 septembre 2020 concernant le projet de réaménagement du carrefour de la route des Martines, du chemin du Verger, du chemin du Saux et de la route de Sauvabelin. Il a accordé à la Municipalité, pour les travaux de génie civil et d’éclairage nécessaires dans ce cadre, un crédit de CHF 175’000.-

La sécurisation de ce carrefour apporte une réponse aux accidents fréquents qui s’y sont produits. Elle s’inscrit aussi dans le cadre de la planification de la zone 30 km/h dans la zone des Martines. Ces travaux, pour lesquels votre association avait plaidé à maintes reprises, devraient améliorer la qualité de vie dans notre quartier et nous nous en réjouissons.

Le projet en bref :

Afin de réduire la vitesse des automobilistes et d’assurer aux piétons une traversée de la chaussée en sécurité, quatre seuils trapézoïdaux seront créés sur les branches du carrefour (sauf sur la route de Sauvabelin). Ces seuils seront éclairés de part et d’autre de la chaussée par des candélabres LED de 32 W.

Le débouché de la route de Sauvabelin sera remodelé afin de l’éloigner du carrefour principal et obliger les automobilistes à ralentir.

Le revêtement de la chaussée, usé par l’âge et abîmé par des travaux ponctuels sera refait dans le périmètre des travaux prévus.

La « priorité de droite » sera généralisée dans le secteur.

Enfin, quelques aménagements auront lieu sur les trottoirs en lien avec la création des quatre seuils modérateurs de trafic.

Pour en savoir plus, (PV du Conseil communal du 2 novembre)

Réinventons nos jardins ! Une conférence inspirante.

La conférence Réinventons nos jardins !, organisée conjointement par le groupe Biodiversité de Mont Solidaire et l’association de quartier En Martines (AEM), a eu lieu le 8 octobre dernier. Elle a réuni 91 personnes à la Grande Salle, parmi lesquelles on comptait deux municipaux et quelques conseillers communaux.

Parmi ces 91 personnes, 12 ont rempli le questionnaire mis à disposition pour noter leurs centres d’intérêt. Ainsi, le groupe Biodiversité et l’AEM pourront accompagner les actions mises en œuvre par ces propriétaires, en les faisant bénéficier de leur réseau et de leurs conseils.

Les conférenciers, Emilie Staub de l’Alliance vaudoise pour la nature (AVPN), Michel Baudraz, directeur de l’association La Grande Cariçaie, et Yves Comte, bénéficiaire des actions de l’AVPN dans la plaine de l’Orbe, ont été écoutés avec beaucoup d’attention par le public. Leur présentation était très concrète, donnant des conseils pratiques que chacun peut appliquer dans son jardin.

Un réseau de jardins : la disparition des espèces, végétales ou animales, est intimement liée à la disparition des milieux qui sont indispensables à leur éclosion, leur développement, leur protection. Un jardin isolé où prospère la biodiversité ne suffit pas. Il faut créer un réseau de jardins qui permettra aux espèces de se déplacer et de trouver une nourriture variée et abondante, des refuges en suffisance.

Des clôtures avec passage : le fractionnement du paysage met en danger les espèces. Il convient de toujours laisser un passage dans les clôtures (un espace de 20 cm au bas de la clôture suffit) afin que les animaux qui ne volent pas puissent se déplacer d’un jardin à l’autre.

Un éclairage parcimonieux : la tentation peut être grande d’installer un éclairage pour mettre en valeur son jardin. Attention ! La lumière dérange la faune nocturne ! Il convient de prévoir un éclairage parcimonieux, limité au strict nécessaire pour la sécurité des déplacements des humains et de bannir les UV et la lumière bleue.

Des petits biotopes gratuits : dans un jardin, de petits biotopes peuvent être très facilement aménagés. Ils ne coûtent guère plus que l’effort de leur mise en place et peut-être celui d’oublier le dogme du propre-en-ordre : des tas de branches, de bois, de pierres, de tuiles ou de briques, des feuilles mortes entassées seront autant d’abris précieux pour les insectes et la petite faune, tout au long de l’année. Un peu de désordre ne fait pas de mal et constitue une aide importante pour plus de biodiversité dans les zones urbaines.

Des aménagements d’un coût raisonnable : poser des nichoirs et des hôtels à insectes, créer de petits plans d’eau (sans poissons ni éclairage !), semer des prairies ou pelouses fleuries, planter des arbustes fruitiers ou non. Pour tout ceci, il faut prévoir un budget. Il faut aussi posséder un certain savoir-faire ou faire appel à des professionnels. Le groupe Biodiversité peut fournir conseils et bonnes adresses. Les voisins, amis et connaissances peuvent donner un coup de main… à charge de revanche. Aucune raison d’hésiter à passer à l’action !

Des haies pauvres en biodiversité : les haies de thuyas et de laurelles ont le grand défaut d’être pauvres en biodiversité. De plus, les laurelles sont une espèce invasive qui s’échappe des jardins et colonise des espaces en pleine nature.  Idéalement, il faudrait arracher les haies existantes, ce qui peut impliquer un budget conséquent en fonction de l’ampleur de la haie. Ce qu’il faudrait surtout, c’est interdire, par un règlement communal, la plantation de ces essences lors de toute nouvelle construction ou lors de rénovations.

Des haies vivantes : les haies composées d’arbustes indigènes présentent de nombreux avantages : elles offrent abri et nourriture à la faune, ont une floraison étalée, régalent les sens par la variété de leurs formes, de leurs couleurs et de leurs parfums, sont robustes et résistent aux maladies, ne demandent pas une fastidieuse taille au cordeau. Les plantons de ces essences sont peu coûteux.  

Des toitures végétalisées : de telles toitures présentent un grand intérêt pour la biodiversité, sans parler de leur fonction d’absorption des eaux pluviales et d’isolation thermique. Pour leur aménagement, l’intervention de professionnels est indispensable. La ville de Lausanne édite une brochure très utile sur le sujet.

La biodiversité dans notre commune : après le temps dévolu aux questions du public, le conseiller municipal en charge des espaces verts et déchets, Monsieur Michel Amaudruz, a pris la parole pourprésenter Madame Isabelle Bovey, engagée au Mont à 60 % depuis le 1er septembre 2020 en tant que déléguée à l’environnement. Membre de la Commission biodiversité et climat, Madame Bovey sera l’un des interlocuteurs du groupe Biodivesité de Mont solidaire. Monsieur Amaudruz a également rappelé les mesures déjà prises par la commune. Ces mesures, cependant, s’appliquent aux surfaces agricoles et forestières ainsi qu’aux espaces publics urbains. Les jardins privés ne sont pas concernés. (voir à ce sujet, l’article qu’il a signé dans Aux 4 coins du Mont, n° 192, p. 5.

Le groupe Biodiversité et l’AEM reprendront donc le dialogue avec les autorités montaines pour tenter d’obtenir leur soutien dans le domaine privé, se faisant les porte-parole des propriétaires décidés à s’impliquer pour la biodiversité. Les conférenciers ont cité quelques actions possibles de la part des communes :

  • interdiction des essences figurant sur la liste noire, lors de nouvelles constructions ou de rénovations ;
  • information des propriétaires et des habitants ;
  • adhésion communale à la Charte des Jardins ;
  • utilisation du fonds pour l’efficacité énergétique et le développement durable (dont l’un des objectifs est l’encouragement à des actions de protection de l’environnement et de développement durable, également hors périmètre énergétique) pour soutenir des projets nature (sur le modèle, par exemple, de ce que fait la commune de Prilly)

La biodiversité aura les meilleures chances d’être garantie si elle est soignée par de nombreuses mains, privées et publiques. Elle est une affaire collective dont nous devons être aussi nombreux que possible à nous occuper. Agissons ensemble, donnons l’exemple, entraînons avec nous voisins et amis ! Montrons à nos autorités, par nos votes, que la biodiversité est un enjeu dont nous voulons qu’elles tiennent compte sur tout le territoire communal, privé comme public.

Un coup de pouce financier : le groupe Biodiversité a reçu avec une immense gratitude un don anonyme de CHF 2’500.- qui sera, selon le vœu du donateur, réparti à hauteur de CHF 500.- entre les cinq premiers propriétaires qui annonceront leur décision d’arracher leur haie de thuyas ou de laurelles. Un geste très généreux qui en inspirera peut-être d’autres ?

De la documentation et des liens utiles : les conférenciers avaient mis à disposition une documentation variée dont le public a grandement profité. Par ailleurs, ils ont indiqué des liens vers des sites utiles et inspirants.

Conférence Réinventons nos jardins !

8 octobre 2020, 20h, Grande Salle du Petit-Mont

Votre comité s’est associé au groupe Biodiversité du projet Quartier Solidaire du Mont pour cet événement car, dans notre quartier comme dans le reste de la commune, l’érosion de la biodiversité le préoccupe.

Deux conférenciers passionnants ont accepté notre invitation. Il s’agit de Emilie Staub, biologiste, cheffe de projet à l’Alliance vaudoise pour la nature, et de Michel Baudraz, ingénieur EPFL en génie rural, directeur exécutif de l’Association de la Grande Cariçaie. Ils démontreront que préserver et renforcer la biodiversité dans un jardin est à la portée de chacun.

Le saviez-vous ? Selon les dernières statistiques cantonales disponibles, 958 maisons individuelles se trouvaient sur le territoire de notre commune en 2017. Ce qui veut dire, au moins, 958 jardins privés. Il y a donc de quoi faire au Mont !

En avril 2012, le Conseil fédéral a accepté la Stratégie Biodiversité Suisse (SBS).  La SBS pose dix objectifs stratégiques dont le huitième est de « développer la biodiversité dans l’espace urbain ». Aux côtés des autorités, des agriculteurs, des forestiers, les propriétaires privés ont un grand rôle à jouer pour le bien de la nature, de la société actuelle et des générations futures.

Venez découvrir les petites et grandes actions que vous pouvez mettre en œuvre dans vos jardins et comment, en unissant nos efforts, nous pouvons impulser des changements qui auront un effet visible sur la biodiversité dans notre commune.

Merci de vous inscrire (COVID oblige) par courriel (mapicstan@gmail.com) ou téléphone (078 864 98 48) en donnant vos nom et prénom, adresse et numéro de téléphone. La conférence respectera les règles sanitaires en vigueur, le port du masque sera obligatoire.

Venez nombreux. Nous nous réjouissons de vous accueillir et de faire de notre quartier, de notre commune, grâce à vous tous, un havre pour la biodiversité.